Les premiers répondants, le commencement

 

Les précurseurs dans le domaine du « citoyen primo intervenant » sont les israéliens qui depuis 2006 ont créé, une ONG qui vient en aide aux victimes lors d’attentats.

 

Plus récemment, l’Amérique du Nord ainsi que le Canada ont commencé à opter pour de tels systèmes dans les endroits ruraux.

En Europe, il aura fallu attendre 2015 pour commencer à voir fleurir de telles applications.

En Suisse, nous avons depuis 2018, la possibilité d’être « citoyen primo intervenant ».

Premièrement lancée au Tessin avec Cuore Ticcino et en Valais par l’intermédiaire de Cœur Wallis, puis rapidement Vaud, Fribourg et le Jura ont suivis l’exemple valaisan, et enfin Genève avec la fondation Save A Life.

 

Ces applications sont uniquement utilisées, pour l’instant, en cas d’arrêt cardiaque uniquement. Mais nous pouvons espérer que ces applications transmettent d’autres informations à l’avenir.

Lors d’un arrêt cardiaque sans tentative de réanimation, chaque minute passée diminue de 10% le taux de survie. Le Réseau de first responders intervient auprès de la population en pratiquant le massage cardiaque ainsi que la défibrillation en attendant l’arrivée des secours professionnels.

 

Nous allons particulièrement parler des applications suisses et nous vous invitons dans la mesure du possible à vous y inscrire.

 

Les premiers répondants, qui sont-ils ?

 

Vous, moi, eux, nous tous.

  • Généralement, les First Responders ou Premiers Répondants sont des non professionnels de la santé.
  • Les FR interviennent selon le principe du “Prompte secours de proximité”, et ce, bénévolement.
  • Ils sont alertés via l’application par la centrale sanitaire 144 (CASU) en parallèle à l’envoi d’une ambulance.
  • L’engagement du FR ne remplace en aucun cas l’engagement de secours professionnels. Il est et se veut complémentaire. 

Lors d’urgences vitales chaque seconde compte, si l’un de nous se trouve à proximité c’est là où nous pouvons faire la différence.

Ces femmes et hommes sont des citoyens comme vous et moi, qui, sur appel de la centrale CASU144, interviennent rapidement pour débuter les mesures de réanimation de base sur une personne en arrêt cardio-respiratoire. Elles maintiennent les fonctions vitales du patient en attendant l’arrivée des secours professionnels.

 

Devenir Public Responder

 

Le secouriste Public Responder (PR) a son BLS /AED à jour et selon les cantons il reçoit une formation complémentaire.

Sa mission est simplement d’ordre vital : le PR reçoit les alarmes concernant une personne en arrêt cardio-respiratoire de sa région.

En quelques secondes, après avoir reçu l’alarme, il se décide à intervenir ou pas en fonction de sa disponibilité immédiate. Si son intervention est confirmée par l’application, il se déplace sans attendre mais dans le respect de la loi sur la circulation routière vers le site où le patient est en arrêt.

Dans la limite du possible, il prend le temps de prendre un défibrillateur avec lui s’il s’en présente un sur son chemin. Il débute les manœuvres de massage cardiaque dès son arrivée et installe le défibrillateur pour délivrer le premier choc électrique au plus vite.

Son intervention augmente considérablement les chances de survie du patient.

 

En résumé

Le terme “first responder” ou “premier répondant” désigne toute personne bénévole formée aux gestes de réanimation et de défibrillation qui accepte d’intervenir sur un événement cardiaque. Le first responder a ainsi pour mission principale de renforcer les maillons de la chaîne de survie. Le first responder est alerté par la Centrale d’appels sanitaires urgents, via l’application pour smartphone « First Responders, Cœur Wallis ou Save a Life », ceci parallèlement aux services préhospitaliers (ambulances, SMUR, REGA, AIR Glaciers, etc.).

L’application lui permet de concrétiser son engagement par une confirmation. Le first responder est alerté par la Centrale d’appels sanitaires urgents uniquement sur le mot-clé « arrêt cardiaque ».

On ne peut exiger de lui des mesures plus avancées que les gestes de réanimation acquis dans un cours de réanimation cardio-pulmonaire et défibrillation précoce (BLS-AED).

Il ne remplace en aucun cas l’engagement des services préhospitaliers et son engagement cesse dès l’arrivée des secours professionnels. Par ailleurs, le first responder n’a aucune légitimité médicale. Il n’exécute aucun acte médical délégué et ne peut ni prescrire, ni administrer un médicament.

Le first responder est alerté par le biais de son smartphone, pour autant qu’il ait sélectionné la région concernée lors de son inscription. Il peut alors accepter ou refuser l’intervention.

S’il l’accepte et qu’il se trouve plus près du patient que l’ambulance, il reçoit les informations complémentaires utiles et précises (adresse, identité de la victime, accès à un défibrillateur, etc.). Il peut alors se rendre sur place et commencer le massage cardiaque.

Une fois l’arrivée des secours professionnels il se tient à disposition de ces derniers le temps qu’ils prennent le relais. Le PR est ensuite le 3ème homme, il peut sur demande, aider les ambulanciers dans diverses taches logistiques et au brancardage.

Il quitte les lieux une fois que l’ambulancier leader le lui demande.

Le PR est soutenu :

  • Un soutien psychologique est prévu par les cantons.
  • Save a Life, prévoient une séance de formation et d’informations sur le rôle du PR.
  • Cœur Wallis prend en charge le refresh du BLS/AED des membres.

 

Nous invitons les personnes faisant des déplacements extra-cantonaux de télécharger les diverses applications, cela permet de sauver des vies même loin de son lieu d’habitation ou de travail habituel.

Devise
CHF Franc suisse
EUR Euro